Conflit au Moyen-Orient : le point sur les activités MSF

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Médecins Sans Frontières (MSF) suit avec inquiétude l'escalade du conflit à travers le Moyen-Orient, depuis le 28 février et les premières frappes menées par les forces américaines et israéliennes en Iran, entraînant les représailles des forces iraniennes et de leurs alliés. MSF adapte ses programmes pour répondre à cette situation et suit de près l'évolution des besoins humanitaires.

Au Liban, des milliers de personnes ont été déplacées. « L'escalade du conflit survient après 15 mois d'un « accord de cessez-le-feu » qui n'a jamais apporté de véritable sécurité à la population libanaise », explique Francesca Quinto, responsable de programme chez MSF. « Les dernières frappes et les ordres d'évacuation dans toute la banlieue sud de Beyrouth et dans presque tout le sud du pays obligent encore plus de personnes à fuir. Et il n'y a aucun endroit sûr où aller. » 

Pour de nombreux habitants du sud du Liban et d'autres régions du pays, les ordres d'évacuation signifient revivre le traumatisme du déplacement. « Les familles qui commençaient lentement à se remettre des combats précédents sont maintenant contraintes de quitter leurs maisons. Certaines se retrouvent bloquées sur les routes avec des enfants, des parents âgés et des membres de leur famille malades, dans des conditions extrêmement difficiles », poursuit Francesca Quinto. 

Nos équipes en Iran et au Liban suivent l'évolution de la situation et évaluent comment apporter notre aide aux personnes touchées par cette flambée de violence. Dans les deux pays, MSF dispose de fournitures médicales prêtes à être déployées. 

Au Liban, nos équipes adaptent leurs activités pour répondre aux besoins des personnes déplacées par les bombardements et ordres d’évacuation, tout en assurant la continuité des soins dans le cadre de nos projets réguliers dans le pays. Depuis le 4 mars, une clinique mobile fournit des consultations médicales et un soutien psychologique de première urgence à Saïda, dans le sud du Liban, où certains refuges ont dépassé leur capacité d'accueil. MSF a également commencé à fournir de l'eau potable dans certains abris à Beyrouth. Les équipes continuent d’évaluer les besoins à Beyrouth, Rashaya ainsi que dans d’autres zones afin de pouvoir adapter et intensifier rapidement notre réponse. Nous sommes en contact avec les autorités afin d'apporter un soutien supplémentaire là où cela est nécessaire.

En Iran, avant le 28 février, MSF menait trois projets, fournissant des soins de santé essentiels aux personnes marginalisées, ainsi que des soins obstétricaux, le dépistage et le traitement des maladies infectieuses et un soutien en matière de santé mentale. Les frappes aériennes ont provoqué des difficultés opérationnelles. A cela s’ajoute le black-out total des communications qui rend extrêmement difficile d'obtenir des informations. Malgré cela, MSF a jusqu'à présent pu poursuivre certaines de ses activités. Notre clinique à Téhéran reste temporairement fermée en raison des bombardements intensifs. A Mashhad et Kerman nos cliniques sont toujours ouvertes, mais fonctionnent avec un personnel réduit.  

Nos équipes ont demandé l'autorisation des autorités pour renforcer les soins d'urgence en réponse aux besoins liés au conflit (ouverture de nos cliniques 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et soutien aux systèmes de santé locaux) et attendent leur réponse. 

Ailleurs dans la région, nos équipes à Gaza et en Cisjordanie continuent d‘apporter des soins médicaux et de santé mentale. En Irak, MSF dispose de fournitures médicales qui peuvent être déployées dans la région si nécessaire. Les activités de MSF en Syrie, en Jordanie et au Yémen se poursuivent également.

Notes

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